Salon                                                 le Provençal 20/11/96            1523

Le peintre aux multiples facettes

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Comment définir Maurice

Guinguand ? Cet octogénaire est un

personnage, haut en couleurs comme ses toiles.

Le peintre, Maurice Guinguand (Photo A.M Salon)

    Peintre, sculpteur, écrivain, artisan céramiste, passionné d’astronomie et d’astrologie, sociétaire des Gens de Lettre de France, membre de la Société préhistorique, il a plus d’une corde à son arc.

    Descendant de quatre générations de Maréchaux-Ferrant du côté paternel et de quatre générations de faïenciers (à Gien) du côté maternel, sa vie a été marquée par cette association de la terre et du fer. Et c’est tout naturellement qu’il a touché à tous ces arts.

    « L’art est une mystification des choses. Mais il ne faut pas se prendre au sérieux. La peinture est une manière d’être à un moment voulu, à un instant. Si l’homme veut bien que l’idée s’incorpore en lui et lui amène une élévation mentale alors il crée » explique Maurice Guinguand.

La géométrie s’impose dans son œuvre

    « Dans l’architecture il y a toujours eu cette considération des obliques qui sont issues de la rotation du soleil par rapport à la terre et les constellations. Dans la nature il existe des obliques que non seulement les anciens ont cherché à utiliser mais à respecter. C’est ainsi que les données architecturales peuvent être repensées hors des concepts classiques et traditionnels et que l’on découvre les voies de l’harmonie universelle et de la beauté que surent ouvrir les bâtisseurs de cathédrales.

    Maurice Guinguand danse avec les couleurs qui donnent beaucoup « d’expression’ et « d’aspect » à ses toiles. La femme, son sujet favori, représente pour lui »le condensé à la fois d’un monde infini et d’un monde tout petit ».

    Aux formes ovales s’opposent les obliques. Sous le trait du pinceau, les « angulations », essentielles, transmettent un langage, des vibrations. La patte du céramiste est omniprésente dans le « cloisonné des couleurs ». Ses premières peintures sont très violentes dans le dessin. A sa façon, il exprime sa révolte contre la société, contre l’obscurantisme, l’étroitesse des mentalités.

Le nez dans les étoiles…

    Personnage toujours en mouvement, après des études d’ingénieurs I.C.A.M. Mécanique à Lilles, après trente ans de céramique, des médailles d’or (Métiers de France Paris 1961…) et des diplômes, en 1967 il se consacre à l’écriture. Maurice Guinguand est l’écrivain des révélations cosmologiques (onze ouvrages déjà publiés). Tout ses écrits font référence au ciel.

    « Tout jeune mon grand-père m’a appris à connaître les étoiles. Il m’expliquait le langage du ciel, ce que voulait dire les constellations. Si bien que je suis resté accroché à cette façon de voir les choses. Mon premier manuscrit est le cheminement des constellations ou du savoir que l’homme peut trouver dans les constellations. Notre légende peut se raconter dans le ciel ».

    L’écrivain travaille sur un nouveau livre « Le verbe des fresques égyptiennes », l’explication du paradis des égyptiens.

    La culture de Maurice Guinguand n’a d’égale que sa maîtrise picturale. Espérons que les salonais ne tarderont pas à découvrir ce personnage étonnant.

Atlantide Cristallomancie

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